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Aube Grise - L'Encre et la terre
Cold black metal/Experimental/Modern classical

Cdr / EP / DV022
1 track. 27 minutes.
Handmade release.
Limited edition of 48 handnumbered copies only. NO REPRESS.
Artist edition strictly limited to 3 copies. SOLD OUT
RELEASE DATE 15.06.17


Aube Grise is the musical moniker of Anna M., Distant Voices' photographer and graphic designer.
With L'Encre et la terre, Anna M. is going further into experimentations.
Cold black metal is mixed with deep ambient soundscapes and acoustic parts to create a unique form of beauty.
Field recordings has taken more place than ever, her piano work has never sounded so intense and raw ; a haunted minimalism builds a path for radical and tortured screams.
An homage to a sacred and violent earth.

"Ecrire en terre
Terre d'écriture"

1. L'Encre et la terre

REGULAR EDITION 
Includes :
- a card with quote

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ARTIST EDITION (strictly limited to 3 copies) - SOLD OUT
Includes :
- an original photograph (13x17), handnumbered & signed by the artist, framed (18x24)
- soil from Rapas cemetary in a little glass jar
- special labels
- an extra insert with a photograph & a line
- a card with quote
Each copy is personally dedicated to the buyer by the artist.







Comme je vous le signalais dans ma précédente chronique, revoici Aube Grise, qui nous présente son nouvel E.P. Cette fois-ci, il n'y a qu'un seul titre, pour une durée avoisinant les 27 minutes de musique.
Ce long morceau débute lentement, avec l'arrivée de notes de piano, un instrument qui apparaît de plus en plus souvent dans la musique d'Anna M. ces derniers temps, et qui lui confère un aspect froid et dramatique. De plus il sera accompagné par instants pas des vrombissements, introduisant peu à peu un petit côté expérimental.
Par la suite, les guitares saturées feront leur apparition, elles qui comme à leur habitude, viendront torturer votre esprit, tout en étant soutenu par le chant haineux expulsé par cette artiste qui est littéralement possédée par son oeuvre, il n'y a pas d'autre mot !
Il est vrai que : L'Encre Et La Terre, s'avère être un morceau très long, mais il est suffisamment varié aussi bien sur le plan musical qu'émotionnel, pour que l'on ne s'ennuie pas, et que l'on reste immergé dans cet univers tourmenté. En effet, Anna M., continue son exploration en ornant ses compositions d'une palette de sentiments aussi noirs et sinistres les uns que les autres.
Partagé entre des rythmes où cette musicienne se déchaînera complètement, et des passages au contraire, beaucoup plus lent, proche du doom, je suis vraiment ravi de retrouver ici, ce visage d'Aube Grise que j'apprécie, et qui je dois avouer, m'échappait un peu des derniers temps, celui qui me hante, qui me berce et m'accompagne durant mes errances nocturnes, à travers mes pensées les plus froides. Contrairement aux derniers enregistrements en date, il n'y aura pas de chant clair cette fois-ci, ce qui honnêtement, ne sera pas pour me déplaire.
Sur la fin, Anna M. nous emportera dans un rythme endiablé et enragé, qui telle une tornade balayera tout reste de vie sur cette terre gangrénée, afin de lui redonner toute sa pureté, laissant par la suite la place à des notes de piano ainsi qu'à un violon pour clôturer cette réalisation !
L'Encre Et La Terre confirme le talent de cette artiste, qui parvient avec ses notes angoissantes, à nous emporter dans son univers qui lui est propre, en y apportant quelques nouvelles touches par des expérimentations sonores inédites, mais qui seront les bienvenues. Cela dit sa musique reste une oeuvre où culminent la violence, la tristesse et la beauté, une oeuvre qui m'emporte bien loin et parvient à me faire frissonner ! Je ne vous cache pas que je vais attendre la suite avec une certaine impatience.

(Malphas / L'antre des damnés. August 2017. FR.)

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Enige tijd terug mochten we van Aube Grise al schijfjes ontvangen. Nu stak er weeral een nieuwe in de bus, getiteld ‘L’Encre et la terre’. Zoals we ondertussen al gewoon zijn van Aube Grise, dat je stilistisch moet onderbrengen in de schuif ambient black metal versus neo classical piano, belooft dit terug een obscure ontdekkingstocht. Deze keer krijg je slechts één nummer van 24 minuten in de strot geduwd. Opnieuw werd dit kleinood in elkaar gestoken door multi-instrumentalist Anna M. (voor meer info over deze, zie eerdere recensies) bijgestaan door Thomas Bel. Starten doet dit nummer met een pianoballade en daarna krijg je een achttal intense black metal te verteren, met getormenteerd (onverstaanbaar) geschreeuw erboven. Na 10 minuten valt het wat stil en voelt het als een nachtelijke wandeling in een Hallerbos, waarbij Vlad en Wilco van ‘De Nachtwacht’ in je nek ademen (ik heb inderdaad thuis twee spinario’s die helemaal wild zijn van dit feuilleton). Er volgt dan terug een heropleving en we eindigen zoals we begonnen zijn met een pianoriedeltje.
Dit is allemaal wel ok, maar nu ook niet om te zeggen ‘storm naar uw platenboer’. Misschien moet het wat langer rijpen? Ik begrijp ook niet goed de strategie achter dit alles: om de haverklap verschijnt er wel iets van Aube Grise, en zoals nu ook weer in gelimiteerde editie. Wat is dat toch allemaal…

7/10

(Gerry Croon / Dark Entries. July 2017. BE.)

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Après la récente sortie de leur album Mauvais Augure, le projet français Aube Grise nous gratifie d’une nouvelle sortie avec L’Encre et la Terre, toujours sur l’excellent label Distant Voices.
Cet EP, constitué d’une longue piste de 26 minutes, s’ouvre sur une intro au piano qui n’est pas sans rappeler un projet comme Nhor, accompagnée de nappes de bruit saturé qui nous plongent tout de suite dans un univers grisâtre où le vent ou la mer viennent racler le sable d’un paysage désertique. Après cette intronisation s’envolent des riffs tout aussi saturés et appuyés par une batterie simple mais efficace, et dans lesquels le chant se fond parfaitement, le tout créant une ambiance absorbante, qui submerge, noie et enivre l’auditeur. C’est donc un black ambient puissant qui est mis en place ici, renforcé par les sons de cloche qui viennent souligner la désolation de la terre qui est ici chantée ainsi que l’aspect presque mystique de l’ensemble. Les paroles elles-mêmes viennent confirmer cette sensation de désolation :
« terre nourricière,
d’exil en consomption.
terre meurtrière,
épiphanie en inversion. »
Il y a naturellement plusieurs niveaux de lecture mais une double dimension d’une terre qui peut se montrer maternelle comme nocive, et qui porte en elle la dure vérité du monde, s’exprime parfaitement par les paroles comme par la musique elle-même. Aube Grise parvient donc avec L’Encre et la Terre à peindre cet univers de cendre qui subjugue l’auditeur avant de le reconduire doucement vers une sortie quelconque, par des bruits de pas, les accords au piano et ce son languissant qui n’est que la dernière plainte du dernier violon.

(I.d.P / Mithratemplezine. June 2017. FR.)










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