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Misery - For the Loss of Ghosts
Depressive black metal

Cdr / EP / DV002
2 tracks. 21 minutes.
Handmade release.
Includes inserts printed on 210g white paper.
Limited edition of 61 handnumbered copies only. SOLD OUT
RELEASE DATE 25.04.13


With this ep, Misery is going deeper down into the throes of self-hatred and beautiful blissfullness.
21 minutes of raw depressive black metal.

1. In mourning
2. For the loss of ghosts





Une mélopée lointaine semblant venir de loin, une mélodie mélancolique, une plainte lancinante. Puis un cri de douleur, un rythme déchirant. MISERY est lent, lourd, triste. Trés éloigné de la mode agaçante du DSBM, MISERY offre la sincérité de la nostalgie et du chagrin. Comme son compatriote de label ARBRE, MISERY n’use pas d’artifices, évoque simplement à travers les deux morceaux contenant cet EP une lassitude infinie. Lent et parfois mid-tempo, les compositions sont plutôt travaillées, en toute simplicité et efficacité. La production est moins raw que ARBRE, plus feutrée, et on si rentre assez vite dans cet univers, on en ressort un peu plus écrasé par le poids du passé, par les fantômes du regret et l’envie nous prend de s’isoler dans des lieux abandonnés afin de méditer sur les restes de notre passé. DISTANT VOICES nous offre encore une fois leur sublime packaging, un écrin noir sur noir qui reflète excessivement bien l’ensemble de leurs productions.

(Black Sun Wheel. Jan 2014. FR.)

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Ayant déjà chroniqué l'excellent premier album de ce one-man band français (cf. chapitre XVII), je ne me perdrai pas ici avec de trop longues présentations. Après avoir évolué, sur ses premières réalisations, dans un art proche de ce que l'on pourrait appeler du « funeral ambient », Fille de Misère (le pseudonyme choisi par le protagoniste du projet) a décidé de s'orienter désormais dans une voie plus proche du mouvement black metal (comme « elle » me l'avait révélé au cours de notre récent entretien). Un processus d'évolution artistique entamé sur le deuxième album de Misery, Lore publié au début de l'année 2013, et qui se poursuit aujourd’hui avec ce nouvel E.P. Mais avant d'aborder la musique en tant que telle, j'aimerais revenir un instant sur l'objet en lui-même : proposé dans une belle et épaisse enveloppe noire et accompagné de deux inserts, For the Loss of Ghosts se révèle être un magnifique et original objet, limité, qui plus est, à 61 malheureux exemplaires, numérotés et faits à la main. Si Miséricordes m'avait autant touché à l'époque, c'était principalement en raison de l'ambiance glauque et mortuaire dont l'album était drapé, de bout en bout ; j'étais donc assez curieux de voir ce que ce « revirement » stylistique pourrait apporter, ou pas... Dès les premières secondes du premier des deux morceaux, In Mourning, on se retrouve plongé dans l'univers du groupe, avec cette ambiance particulièrement pesante, née de quelques subtiles lignes de synthés et de l'utilisation d'une guitare acoustique ; puis rapidement, des cris viennent rompre ce moment de recueillement, laissant place à un black metal lent, rythmiquement linéaire, et au son tout ce qu'il y a de plus grésillant..., dans un esprit proche de la scène dépressive. Si sur les précédentes sorties, les vocaux ne jouaient qu'un rôle anecdotique, ils se montrent à l'inverse bien plus présents aujourd'hui, prenant l'apparence de sordides et déchirantes lamentations. Les riffs sont ici répétés inlassablement jusqu'au pont central, plus atmosphérique, avant qu'un autre thème ne prenne le relais, jusqu'à la fin du titre, cette fois. Si vous êtes adeptes de choses plutôt techniques et torturées, je vous invite à ignorer cette sortie, puisqu'une nouvelle fois, l'accent est uniquement porté sur l'ambiance ainsi créée, et sur rien d'autre. Poursuivons avec le titre éponyme, d'une durée un brin plus courte que le précédent (8'30 contre 12'30), et ce qui attire l'oreille d'emblée, c'est ce premier riff (qui nous conduit tout de même jusqu'à la moitié du morceau) qui reprend exactement là où In Mourning s'était arrêté..., un peu comme si ces deux pièces n'en étaient qu'une en réalité. La fin se montre, quant à elle, légèrement moins monotone, avec davantage de variations au niveau rythmique, et surtout, faisant écho aux débuts du E.P, un passage ambient en guise d'épilogue. Pour ma part, Misery conserve, avec For the Loss of Ghosts, l'aura qu'il avait su se forger par le passé ; cette capacité à nous faire toucher, davantage encore, toute la médiocrité et la bassesse du genre humain. Cela étant, et même si l'inspiration et la créativité sont intactes, le projet prend le risque ici de se noyer, plus facilement peut-être, dans la masse des combos étiquetés DSBM... 

(Edler Rabe / L'Antre des Damnés. Dec. 2013. FR.)










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