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Arbre - I
Ambient black metal

Cdr / ALBUM / DV001
7 tracks. 50 minutes.
Handmade release.
Includes black inserts printed on 200g black paper.
Limited edition of 89 handnumbered copies only. NO REPRESS.
RELEASE DATE 12.12.12


With its debut album, Arbre delivers violent black metal along with soft acoustic themes.
50 minutes of raw, hypnotic & lo-fi soundscapes.
A solitary journey into the great cold vastness.

1. I
2. II
3. III
4. IV
5. V
6. VI
7. VII






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Arbre, c'est comme un voyage initiatique. Réservé aux plus imprudents d'entre nous. Lorsque la décision sera prise d'affronter cet univers sinistre et lugubre, on sera immergé dans une musique froide et contemplative à la fois. Si le Black Métal définit la couleur générale de ce premier album, on trouvera tout de même quelques passages acoustiques, comme cette intro calme mais impatiente. On trouvera également quelques atmosphères lourdes et pesantes qui nous rappellent que la Nature est une entité dangereuse et menaçante si l'on ose s'en prendre à elle, sans même prendre le temps de comprendre que sans elle, nous ne sommes rien. Car cette Nature est aussi protectrice lorsqu'on lui voue un certain respect. C'est en tout casce qu'on en retire comme sentiment en écoutant ce premier album. D'apparence serein, ce disque évoque tout de même le malaise. Car même si on remarque d'habiles contrastes tout au long de l'album, la froideur des instruments, du chant et l'ambiance générale viennent nous rappeler que l'on est bien en train d'écouter du Black Métal. Par ces aspects, ce Black Métal, bien que très personnel, n'est pas sans rappeler certains groupes de la scène de l'est.
Malgré une couverture médiatique sensiblement égale au néant, Arbre a réussi à capter mon attention par sa musique unique. Et par cette chronique, j'espère capter la vôtre. Notons un soin tout particulier apporté à l'emballage et à l'artwork du disque, entièrement fait à la main. Je vous laisse découvrir tout ça...

(Sébastien Pitoizet / Obituaire Putride. October 2015. FR.)

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Ça commence avec un leitmotiv obsédant.
Mélancolique et froid.
Un corbeau attend, son œil noir rivé sur les derniers restes d’une humanité dépouillée, guettant un quelconque signe avant de pouvoir se sustenter de ces reliquats de vie. La musique d’ARBRE est comme ce corbeau. Noire, esseulée. Elle est écorchée, lointaine, froide. Elle est brute, sans artifices. Ce Black-Metal est raw, agressif et atmosphérique à la fois. C’est un voyage dans les noirceurs de l’âme, quand la nature reprend ses droits et voue sa haine à l’Homme qui a transgressé sa quintessence. ARBRE est sobre et brutal à la fois. Tout comme les productions de Distant Voices, le packaging est magnifique. Certes, il ne faut pas être effrayé par la musique répétitive et les productions froides. Car ARBRE est froid, et vous pénètre jusqu’au plus profond de votre âme. Le son entêtant et hypnotique des compositions est conforme à l’imagerie voulue, au secret de la personne derrière ce one-man-band.

(Black Sun Wheel. Jan 2014. FR.)

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Il existe heureusement encore de (petits) labels pour lesquels la qualité l'emporte sur la quantité, pour qui un album est plus qu'une simple rondelle avec de la musique dessus, produit commercial aussi vite écouté aussi vite remisé. Il y a de (petits) labels pour qui chaque sortie est le fruit sincère du coup de coeur, produit pour ce qu'il est et non pas pour ce qu'il pourrait rapporter. Le modeste Distant Voices illustre cette démarche passionnée de plus en plus rare.
Simplement glissées dans une pochette noire aussi noble qu'épurée, ses sorties, au nombre  deux à ce jour, possèdent ce parfum de trésor connu d'une petite poignée de fidèles. Cette première offrande d'ARBRE incarne son acte de naissance. Ce projet est à l'image de cet écrin minimaliste : aucune information ni crédit n'accompagnent sa découverte qui se fait dans le recueillement d'une pièce avalée par l'obscurité, seul cadre permettant la défloration de cet opus dont le visuel en noir et blanc où se découpe une forêt aux arbres rongés par l'hiver laisse deviner un art noir dépressif et solitaire, sans doute l'oeuvre d'un être isolé.
Avec ces cris lointains de gargouille polluée, son rythme saccadé dû à une (fausse) batterie et ses ambiances nocturnes que distillent des riffs granuleux, souillés par la haine, ARBRE pourrait ressembler à n'importe quel misanthrope dont le genre dégueule de toute part. Mais, outre le fait que sa nature de one-man band le pousse vers les méandres de l'Ambient, il suinte de ces longues plaintes à la prise de son sèche comme un vagin avant des préliminaires, bouillonnantes d'une violence cryptique, cette espèce de magie obscure qui fait tout le charme du True Black.
Simplement numérotés de un à sept, ces titres à l'écorce éventées finissent pourtant par vous engourdir, émanations qui confinent peu à peu à une forme de transe syncopée et pulsative. Mais derrière ce déchainement crépusculaire sourdent une tristesse automnale, une beauté désolée qui confèrent à l'ensemble sa précieuse âme. Ses racines puisant dans un humus sinistre, cette ode séminale parvient à capter cet esprit forestier. En écoutant ces morceaux, on emprunte une sente sillonnant à travers un monde d'une noirceur énigmatique, labyrinthe de feuillage où se niche l'inconnu.
ARBRE résonne comme une invite, sévère et hermétique, à l'inspiration plus riche qu'il n'y parait.

7/10

(Childeric Thor / La Horde Noire. Nov. 2013. FR.)

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Le Black Metal forestier d'Arbre est raw, âpre et laisse une odeur de pluie après lui. Totalement nu, dépouillé, mais tranchant - l'Art Noir envahit les bois et s'infiltre dans les airs comme monte un hymne. À la nature cruelle, glaciale, aux vents froids d'hivers français, secs comme un coup de trique. Lui aussi est mordant, mais il a une âme, un âme damnée errante - tantôt dans des champs desolés, tantôt dans des landes à la bruyère gelée et aux troncs déracinés par les tempêtes. Quelques corbeaux s'envolent, rejoignant leurs tanières de brindilles bleuies par la froidure et la neige qui recommence à tomber.
Comme des aiguilles de pins, les notes sont piquantes, et le schéma musical digne de l'architecture d'un arbre mort. Les feuilles au sol, racornies, attendant d'être mangées par un cerf déjà éventré, les tripes rougeoyantes étalées quelques mètres plus loin sous un petit noisetier tentant misérablement de pousser dans cet environnement hostile. Il faut dire que même si cette feuille n'a maintenant plus rien a attendre que sa décomposition en poussière, les intestins du cerfs forment une auréole rouge qui n'a rien de désagréable dans ce paysage d'hiver.
Me cloîtrer dans ma vieille forteresse de bois en instance de moisissure n'est pas une bonne idée et je réfléchis à fuir avec les chouettes et les hiboux, en oiseau de proie, emprunter les ailes d'un metal noir trop longtemps oublié. Le revoilà de guingois, sortant des terres gelées, brisant la glace qui couvre l'humus et herbe grasse, s'infiltrant dans les racines, les écorces. Cet appel au loin dans le gris que les habitants de la forêt entendent et reconnaissent sans besoin même de tendre l'oreille. Il porte des nouvelles : "Le cerf brame, l'hiver est en neige, l'été s'en est allé. Haut et froid est le vent. Le soleil ? Il est bas et sa course tôt finie. La mer même se soulève, la fougère rougeoie et sa forme s'est cachée. Il devient coutumier, l'appel de la bernache. Le froid s'est saisi des ailes des oiseaux. Saison de glaces : telles sont mes nouvelles."
Arbre est un groupe de Black Metal français, aussi discret que raw, à l'ambiance incroyablement froide et à l'expression hivernale surannée. Le projet semble imprégné des saisons froides et de la fête de Yule, le côté encore sombre de l'année, la grande noirceur, dure et poignante. Tout ceci me rappelle l'immense groupe Paysage d'Hiver, dont le son est ce qui se rapproche le plus d'Arbre : pur et lo-fi.
Le premier album est sorti chez Distant Voices et je ne saurais que trop vous conseiller de l'acheter et de le surveiller car nous avons affaire ici à notre Pd'H français - qui plus est le packaging est magnifique.

(Ambient Churches. Feb.2013. FR.)

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Pas de LOGO. Noir et blanc. Te voila ici dans le pure MINIMALISTE. Soit c’est un projet INDUSTRIEL. Soit c’est un projet FUNERAL. Voir BM. Le tout dans un superbe packaging digne des pieces de collection INDUSTRIEL. Bref, ça commence bien. Hifi ? Imagine toi en pleine foret, la nuit, sous la pluie, avec un arpege melancholique. Eh bien voila la definition de cette INTRO. Ensuite viens seulement le 2eme titre. ATTENTION. Voici le LO FI BLACK METAL. Ultra ultra PRIMAIRE BLACK METAL. RAW est fin mot. C’est ultra ultra AIGU. L impact est GENIAL. Franchement GENIAL. Le tout suit completement avec la pochette ULTRA MINIMALISTE pour une MUSIQUE ULTRA MINIMALISTE. Il n y a pas de SON mais en meme temps il y a une EXCELLENTE PRODUCTION. Idem pour le MIXAGE. Tout est fait pour avoir un SON le plus possible LO FI. Excellent initative. Novateur. On ose etre different et voila pourquoi ça fait son effet. La voix est totalement possedé. Les riffs sont des lames de rasoirs. Bref, u ne TRES TRES BONNE DECOUVERTE. A ecouter d urgence. ARBRE se demarque dès le 1er album. A surveiller.

(Oriffs Shop. Dec.2012. FR.)










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